Le FIFM est «le seul festival dans le monde arabe sans la moindre censure et le seul également où tous les films sont sous-titrés en arabe», précise M. Barde dans un entretien publié dans la dernière édition de l¹hebdomadaire international «Jeune Afrique l¹Intelligent». Déjà responsable de l¹organisation de nombreuses manifestations cinématographiques, dont le Festival du film américain de Deauville et celui du film policier de Cognac, Bruno Barde, chargé avec Noureddine Saïl, vice-président du FIFM, de la sélection des films, a souligné que l¹objectif est «déjà atteint» dans la mesure où ce grand événement est devenu «rapidement un Festival qui compte». «Nous ne sommes pas encore Cannes (...) Mais si, après seulement cinq ans d¹existence, on évaluait notre performance par rapport à Cannes, Venise ou Berlin - tous sont des festivals plus que cinquantenaires -, nous ne craindrions pas la comparaison», a-t-il dit. A une question sur la vocation du FIFM en tant que lien entre le Nord et le Sud de la planète, M. Barde a estimé que l¹idée sur la nécessité de créer un axe Nord-Sud est «une idée occidentale» qui inspire déjà de nombreux festivals. «Je pense que le cinéma est apatride, ce qui ne signifie pas que les cinéastes ne le sont pas, et c¹est heureux, un miroir de leur culture», a-t-il conclu.