OLIVIER GRIVAT 25 décembre 2005



Chaussée de hauts talons à lanières et (court) vêtue d'une lingerie garnie de plumes d'autruche, Wafah Dufour pose sur un grand lit baroque pour des photos de charme dans le dernier GQ-Magazine , une revue américaine assez éloignée de l'univers islamique.

Wafah Dufour est l'une des nièces du chef du réseau terroriste al-Qaida, Oussama ben Laden, l'homme le plus recherché de la planète.

Agée de 30 ans, la belle Wafah possède le passeport suisse, que son père, Yeslam Binladin, a obtenu en mai 2001. «C'est l'aînée de mes trois filles, confie l'homme d'affaires genevois. Elle a repris le nom de sa mère, Dufour, et je n'ai plus de contact avec elle. Elle voulait être chanteuse. Elle a même été en pourparlers avec l'équipe de Madonna. Mais cela n'a pas marché.»

Contrarié par les photos de charme parues aux Etats-Unis? «Pas du tout, rétorque son père, qui ne les a toutefois pas encore vues. Elle est majeure, chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie.» Wafah Dufour a deux autres soeurs nées de la même mère, Carmen Dufour, l'ex-femme de Yeslam Binladin. Najia, 28 ans, travaille à Genève dans le domaine artistique, tandis que la cadette, Nour, 18 ans, vient de passer sa maturité fédérale. «Ce n'est vraiment pas facile d'être la sexy Ben Laden», a confié Wafah au magazine américain, en posant également dans une baignoire pleine de mousse. «Mais je me sens Américaine et je veux vivre ici», avait également assuré la belle Genevoise à un autre magazine yankee, Drunk Report . Elle possède du reste également le passeport américain, étant née en Californie. Elle y évoque ses 53 oncles et tantes, nés des 22 épouses de son grand-père, Mohammed Binladin. Simple maçon venu du Yémen en Arabie saoudite, il a fait fortune dans l'immobilier, construisant mosquées, palais et routes pour le roi Ibn Séoud, devenu son ami.

«Le 11 septembre 2001, je passais l'été avec ma mère. Ce matin-là, un ami nous a appelées: New York était frappée au coeur. C'était la fin du monde: New York, c'est un peu ma maison. J'ai eu un appartement à Manhattan. Mes meilleurs amis travaillaient dans les tours jumelles. Je ne pouvais les joindre au téléphone. J'étais littéralement anéantie. La même nuit, CNN n'arrêtait pas de dire: «Ben Laden, Ben Laden...» J'ai souffert de dépression durant six mois.»



© Le Matin Dimanche

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