Ces dépôts éoliens fossilisés deviennent donc les plus anciennes preuves terrestres de l'existence d'un climat aride dans le Sahara. Mathieu Schuster (CNRS) et son équipe les ont découvertes dans le désert du Djourab, dans le nord du bassin du Tchad. Retracer l'histoire paléoclimatique de cette région est devenu encore plus important depuis que des restes fossilisés d'hominidés très anciens, comme Abel et Toumaï, y ont été exhumés, soulignent les chercheurs.

Par ailleurs, l'inclinaison de ces dépôts sédimentaires fossiles permet à l'un des chercheurs Patrick Vigneaud de supposer que "les vents dominants de cette époque étaient identiques à ceux d'aujourd'hui."

Cécile Dumas (avec H.R.) (10/02/06)