Ainsi, plusieurs directions ont été installées, notamment, celles des études juridiques, du suivi des programmes, des études et développement, et de la logistique et informatique.

Sur un autre registre, la HACA n'est pas restée les mains croisées, puisque elle a émis des avis concernant la loi sur l'audiovisuel et le pôle public. Elle a rapidement eu à trancher plusieurs litiges. Tout le monde se rappelle encore le conflit ayant opposé 2M au PJD.

Ce n'était pas d'ailleurs le seul dossier épineux sur lequel la HACA a fait montre, à travers ses décisions, d'une impartialité et d'une indépendance sans faille. La haute autorité a également hérité d'une situation qu'il fallait normaliser.

Quand tout le monde ne donnait pas cher des attributions de la HACA face à des mastodontes comme SAWA et Médi I, celle-ci a démonté qu'elle pouvait conformer "l'existant" quelque soit sa "puissance" présumée ou réelle. Un seul credo ayant régi la démarche de la haute autorité : tout le monde est sur le même pied d'égalité face à la loi.

C'est ce même respect des dispositions de la loi 70-03 qui a amené la HACA à mettre de l'ordre dans le "magma" des demandes soumises à son appréciation. Il fallait séparer les "simples lettres d'intention" des véritables projets porteurs. Une centaine de demandes ont été passées au crible et plusieurs d'entre elles ont été déclarées juridiquement irrecevables.

La HACA a décidé, par la suite, d'accompagner les opérateurs dans la construction de leurs dossiers. Au final, une cinquantaine de radios et 7 télévisions ont participé à la première rencontre organisée, il y a un mois de cela. Ces réunions, qui ont duré quinze jours, ont abouti à la sélection de 31 dossiers de radios et 4 projets de télévisions dont le plus solide est celui de Médi I–Sat.

Aujourd'hui la HACA a donné la possibilité aux opérateurs de se prononcer solennellement et de défendre leurs dossiers. Concernant les radios, 8 appels à concurrence ont été émis par la HACA parce qu'il y a une pluralité de demande et une rareté des fréquences. Trois autres radios devraient bénéficier de la procédure de gré à gré.

Quant aux télévisions, 3 projets devraient normalement être autorisés. Il faut rappeler que les opérateurs qui se verront décerner les licences déposeront d'un délai de trois mois pour commencer à émettre sinon, la HACA leur retirera la licence.



Karim Douichi | LE MATIN