D’ailleurs, les managers de l’Esig -Ecole supérieure internationale de gestion- en sont convaincus. Ils ont organisé une rencontre sous le thème du rôle de l’enseignement dans le développement économique et social d’une région. «Marrakech et sa région devraient profiter de l’intérêt qu’elles suscitent auprès des investisseurs touristiques pour lancer d’autres chantiers, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire et les nouvelles technologies (TIC)», indique Abderrazak Moumni, directeur du Centre régional d’investissement (CRI).

Pour Omar Jazouli, président du Conseil de la ville, il faudra d’abord préparer le terrain à ces futurs investissements. Des projets qui devront créer à l’horizon 2007, plus de 20.000 emplois. En effet, rien ne prépare la formation à ce challenge. «Aussi faudra-t-il penser à une reconversion des diplômés vers ces nouvelles filières, tout en continuant à développer des métiers liés au tourisme. Il n’est pas question de nier la vocation touristique de la région», ajoute Jazouli. En tout cas, l’Esig s’y prépare. «Nous achevons la construction d’un campus universitaire top niveau, afin d’attirer des étudiants aspirant à un bon cadre de vie», souligne Azzedine Bennani, président du groupe Esig. Et d’ajouter que «c’est une manière pour nous de contribuer au développement de la ville».

De fait, le groupe a investi 35 millions de DH pour la création d’un établissement universitaire, au coeur même de la nouvelle zone touristique de l’Aguedal. Il ouvrira ses portes en juillet prochain. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE