Bilan Maroc "Sept années de règne, SM le Roi Mohammed VI"
Par Eric MARTIN, lundi 31 juillet 2006 à 00:27 :: Articles :: #346 :: rss
DE CHANTIER EN CHANTIER, SM LE ROI PLACE L'ÉCONOMIE SUR LA VOIE DU DÉCOLLAGE ET DE LA CROISSANCE
En l'espace de sept années, SM le Roi Mohammed VI a pu enclencher une dynamique de changement et de réformes et lancer d'importants projets de développement, qui sont de nature à jeter les bases d'une économie solide et prospère. Les Marocains ne peuvent que s'enorgueillir de cueillir les fruits de ces chantiers d'envergure, lancés sous l'impulsion et la supervision directes du Souverain, qui, avec détermination et conviction, poursuit l'oeuvre de son Auguste père Feu SM Hassan II en vue de hisser le Royaume au rang des pays développés.
Les projets de développement et les réformes, lancés sous le Règne de Sa Majesté Mohammed VI, ont touché pratiquement tous les secteurs d'activité et sont menés dans un esprit de consolidation des acquis et d'ouverture de nouvelles perspectives, deux traits caractéristiques d'un travail serein qui agit sur le fond et dans la durée.
Ce large spectre de chantiers et de projets, sectoriels et territoriaux, font que le Maroc est devenu un pays résolument tourné vers l'avenir et vers plus d'ouverture, s'inscrivant ainsi dans la logique d'un monde de plus en plus globalisé.
Lancé en février 2003, le projet du port "Tanger-Med" illustre parfaitement cette dimension de globalisation dans les actions menées par SM le Roi et l'ambition du Royaume de se positionner comme acteur et partenaire dans les échanges économiques internationaux.
Cette infrastructure grandiose, dont la réalisation nécessite environ 11 milliards DH, sera érigée en zone spéciale de développement comprenant un port en eau profonde, une zone franche logistique de 90 ha, une zone industrielle de 600 ha, une zone d'activité commerciale de 200 ha ainsi que de plusieurs projets touristiques.
Pour desservir cet espace de développement, qui sera fin prêt en 2007, des infrastructures modernes seront réalisées à savoir 53 km d'autoroutes de liaison avec l'axe Casablanca-Tanger, 45 km de voie ferrée ainsi que des voies express régionales.
Ce projet d'envergure, qui se situe aux portes de l'Europe et à la croisée des plus importantes routes maritimes, se situe dans le sillage de la politique économique libérale du Maroc, qui se propose de transformer les atouts du Royaume en investissements nationaux et étrangers, en emplois et en croissance économique.
Dans cette dynamique, le tourisme n'est pas en reste. SM le Roi accorde une importance particulière à ce secteur, eu égard à son rôle capital en matière de rentrée de devises et d'équilibre de la balance des paiements, ainsi qu'au niveau de ses effets d'entraînement.
Centrée autour de la vision 2010 et de la libéralisation du transport aérien, la stratégie nationale visant le développement du tourisme a commencé déjà à donner ses fruits, comme le confirment les statistiques officielles, qui font état d'une progression substantielle aussi bien des arrivées de touristes que des nuitées et des recettes voyages.
Selon le département du Tourisme, plus de 15 millions de nuitées ont été enregistrées en 2005 au Maroc, qui a accueilli, durant l'année écoulée, 5,84 millions de touristes. Ces derniers ont généré des recettes voyage estimées à plus de 41 milliards DH , dépassant ainsi et pour la première fois les transferts effectués par les Marocains résidant à l'étranger.
Dans le domaine industriel, le "Plan Emergence" répond au besoin pressant de rénovation du secteur secondaire, au moment où le pays s'engage résolument vers davantage d'ouverture à travers les nombreux accords de libre échange qu'il a déjà signés. Cette nouvelle stratégie industrielle élaborée par le gouvernement et entérinée par SM le Roi, se décline en un programme qui repose sur quatre piliers : le développement de nouveaux métiers de délocalisation des services (offshoring), la création de zones de sous-traitance industrielle orientées vers l'Europe (automobile, électronique et aéronautique), la modernisation et la relance des piliers existants (textile, produits de la mer et agroalimentaire), et l'accélération de la modernisation compétitive du tissu industriel marocain.
La mise en oeuvre du plan Emergence devrait avoir des retombées économiques considérables sur l'ensemble de l'économie grâce à la création d'environ 440.000 emplois à l'horizon 2013, un apport annuel de 1,6 pc en termes de taux de croissance et une réduction de 50 pc du déficit commercial.
Les efforts consentis dans les domaines de l'Industrie et du Tourisme ne pouvaient donner de résultats sans un réseau de routes performant et couvrant l'ensemble du territoire national. Cette réalité est au centre des préoccupations de SM le Roi, qui suit de près toutes les étapes d'exécution des programmes routiers.
L'intérêt du Souverain pour ce chantier a permis l'activation de la mise en oeuvre du programme autoroutier, dont la cadence de construction a été multipliée par quatre pour atteindre à partir de 2005 quelque 160 km/an au lieu de 40 km/an durant les années 90.
Plusieurs axes stratégiques, qui auront sans nul doute un impact positif sur l'économie nationale sont déjà lancés. Il s'agit notamment des tronçons Marrakech-Agadir (233 km) et Fès-Oujda (320 km), dont le montage financier (12,5 milliards de dirhams) est totalement bouclé.
Par ailleurs, les projets lancés dans le domaine de l'habitat s'inscrivent dans le cadre de programmes visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale et à contribuer à l'amélioration des indicateurs sociaux du Maroc.
Conscient de l'importance de ce chantier, SM le Roi Mohammed VI n'a pas cessé, depuis Son accession au Trône, de sillonner le Royaume du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est pour lancer, inaugurer, suivre et superviser plusieurs projets d'habitat, qui assureront des milliers de logements décents à des millions de marocains et permettront la restructuration et la réhabilitation de plusieurs villes marocaines.
Le Souverain a ainsi lancé ou inauguré 201 projets de logement portant sur 360.000 unités d'habitat avec un coût global de près de 37 milliards de dirhams, ce qui a fait que depuis l'année 2003, le rythme de production de logements a dépassé le taux d'accroissement annuel des ménages.
L'accélération des programmes de lutte contre l'habitat insalubre, la création de zones d'urbanisation nouvelles (ZUN), l'augmentation des ressources financières affectées au secteur, ainsi que l'exécution des programmes spéciaux des provinces du Sud et d'Al Hoceima, sont à l'origine de cette grande dynamique..
Rien qu'en 2005, six agences urbaines ont été créées portant à 21 le nombre de ces structures, un Fonds de solidarité habitat (FSH) a été mis en place, alors que plus de 113.000 unités d'habitat social ont été produites et 31.500 autres restructurées.
Ces réalisations et autres, qui sont de l'avis de plusieurs observateurs, des chantiers d'envergure du début de règne de SM le Roi Mohammed VI, témoignent des choix stratégiques et mûrement réfléchis du Souverain pour engager le Maroc sur la voie du progrès et de la prospérité.
LES CHANTIERS ENGAGÉS PAR LE MAROC, UN COMBAT POUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA CONSÉCRATION DES DROITS DE L'HOMME
Le Maroc s'est engagé, au cours de la dernière décennie dans un processus de réformes politiques, économiques et sociales audacieuses, qui lui ont valu la reconnaissance de la communauté mondiale et ses encouragements, y compris les institutions financières internationales.
La cadence de mise en oeuvre de ces chantiers s'est accélérée, en particulier depuis l'intronisation en 1999 de SM le Roi Mohammed VI, qui a fait de la bonne gouvernance et des droits de l'homme des choix irréversibles sur lesquels devraient s'appuyer et s'articuler la transition démocratique et l' oeuvre de développement économique. L'objectif est de hisser le Maroc au rang des nations développées, avec une constance en matière de politique extérieure, qui est la préservation de l'intégrité territoriale du Royaume.
Pour ancrer une nouvelle culture en matière des droits de l'homme, SM le Roi Mohammed VI avait ainsi réformé le Conseil Consultatif des droits de l'homme (CCDH) et créé une nouvelle institution, inspirée des pratiques d'antan en terre d'Islam, Diwan El Madalim. Mais, la criminalisation de la torture reste une innovation majeure, pour parer à toute éventuelle violation des droits de l'homme, désormais vulgarisée grâce à son enseignement à l'école.
Les droits de l'homme font désormais partie d'une nouvelle culture au Maroc, à ne voir que le nombre d'ONG créées partout dans le pays pour défendre les droits de l'homme l'on peut se rendre compte des avancées accomplies en la matière par le Royaume.
S'agissant des violations passées des droits de l'homme, SM le Roi a mis en place l'Instance équité et réconciliation (IER) qui a adopté une démarche unique en son genre, digne du génie marocain, qui a ouvert un débat public, retransmis par la télévision, au cours duquel les victimes avaient relaté les sévices auxquels ils avaient été soumis. Ces témoignages se sont déroulés dans une atmosphère de tolérance totale, et dans la dignité, qui n'a laissé aucune place aux sentiments revanchards, à la haine et à la rancune. Ce fut la grande leçon à tirer de cette démarche.
L'autre conclusion est que, à travers ces débats, une nouvelle culture a été instaurée, celle du respect des droits de l'homme. Tout le monde aura effectivement constaté que les choses ont beaucoup évolué au Maroc, ces dernières années, et que les dépassements ne sont plus tolérés. La réparation due aux victimes n'est en fait, en termes financiers, que le couronnement de ce processus. La publication du rapport de l'Instance, décidée par SM le Roi, émanait en fait de cet esprit. Une large diffusion du rapport devait tendre à propager l'idéal des droits de l'homme.
Outre le devoir de conserver cette période dans la mémoire collective de la nation, dans la mesure où elle fait partie intégrante de son Histoire, il appartient à chacun de nous d'en tirer les enseignements qui s'imposent, afin de se doter des garanties nécessaires, pour éviter que certains écarts du passé ne se reproduisent et pour combler certaines lacunes antérieures, avait alors souligné SM le Roi.
Par ailleurs, deux ans après Son intronisation, le Souverain a créé l'Institut Royal de la culture amazighe, suite au discours prononcé par Sa Majesté à Ajdir (Khénifra), l'objectif étant de réhabiliter cette culture, qui fait partie intégrante de l'identité marocaine.
Sur le plan économique et pour consolider sa position de pays émergent, le Maroc a engagé une politique volontariste de développement visant à accompagner la dynamique du nouvel ordre économique mondial, en vue de faire face aux défis de la mondialisation et aux exigences de la productivité et de la compétitivité qui en découlent.
Dans le souci de favoriser son intégration dans l'économie mondiale et, partant, consolider sa place sur le marché international, le Royaume a veillé à la signature des accords du GATT, qui ont donné naissance à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), dont il devient membre à part entière en 1995.
Il a également conclu des accords de partenariat et de libre-échange avec plusieurs pays, ce qui lui a permis de soutenir son développement et d'asseoir ses relations économiques sur les bases d'un partenariat équilibré, d'un échange mutuellement avantageux et d'une coopération fructueuse.
Fidèle à cette orientation, SM le Roi a donné un nouvel élan à l'action économique, plaçant la consolidation des acquis et la préservation des grands équilibres macro-économiques parmi les objectifs de développement.
Depuis Son accession au Trône, le Souverain a lancé à cet égard plusieurs projets d'envergure et des initiatives audacieuses de réforme, contribuant à renforcer durablement la confiance des investisseurs internationaux, désormais de plus en plus nombreux à s'implanter au Maroc.
Parmi les chantiers importants dans ce sens, il y a lieu de citer le processus de privatisation, le développement et l'extension des réseaux autoroutier, ferroviaire et portuaire, la mise à niveau du secteur touristique, l'établissement de zones de libre-échange, outre l'attention particulière accordée à l'urbanisation et à l'énergie.
Ce sont là autant de réalisations qui ont été renforcées par le lancement de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), qui tend à soustraire les catégories et les régions défavorisées à l'emprise de la pauvreté, de l'exclusion et du sous-développement, de leur permettre de prendre en charge leur propre essor et de réaliser le développement humain durable.
Pour assurer plein succès à ce projet sociétal, le Maroc a engagé une réforme judiciaire tous azimuts en vue d'accompagner l'action entreprise dans divers domaines, à travers notamment la création de juridictions administratives, de commerce et de famille, tout en accordant une grande importance à la formation et la qualification des magistrats, l'adaptation des législations nationales à celles internationales et ce afin de répondre aux nouvelles exigences en la matière et mettre l'appareil judiciaire national au service de la promotion des investissements et du développement humain.
Le complexe portuaire Tanger-Med est un des plus grands chantiers de ces dernières années. Il illustre cette orientation économique qui repose sur le libéralisme et l'ouverture sur le monde, dans le but de valoriser toutes les potentialités du Royaume dans le cadre d'une politique de développement volontariste, ouverte et soutenue.
Dans cet esprit, le Maroc a mis en place un programme d'investissements d'une valeur globale de deux milliards de dollars destiné au développement et à l'extension des réseaux ferroviaire et autoroutier.
C'est dans le cadre de cette vision équilibrée et portée vers l'avenir que SM le Roi a lancé l'INDH, qui se veut un vaste programme et un chantier de réforme ambitieux et marque une rupture avec les politiques publiques précédentes en matière de réduction de la pauvreté et se base sur un volontarisme politique affirmé au plus haut niveau de l'Etat.
Tout en soulignant la nécessité de respecter les délais requis pour la réalisation des programmes de cette initiative et de mettre à contribution les ressources humaines et financières nécessaires, le Souverain a insisté sur l'importance de l'écoute et de l'implication des forces vives de la nation, ainsi que sur les vertus des approches contractuelles et partenariales et de l'implication du tissu associatif et des acteurs du développement local et de proximité.
Tous ces projets structurants illustrent, à tous les égards, l'engagement sans faille de SM le Roi à consolider l'Etat de droit et consacrer les valeurs de citoyenneté responsable, de solidarité et de démocratie sociales, aux fins de préserver les acquis réalisés dans divers domaines.
C'est dans cet esprit que SM le Roi, en sa qualité d'Amir Al Mouminine, a veillé à la restructuration du champ religieux, au développement d'une conscience religieuse saine et à la diffusion de la véritable culture islamique.
A maintes reprises, le Souverain a souligné son souci de poursuivre la mise en oeuvre de la réforme de la chose religieuse pour consolider les principes de l'Islam tolérant et préserver l'unité du rite malikite, tout en préconisant un effort d'interprétation (Ijtihad) ouvert en phase avec les mutations qui s'opèrent dans le monde dans l'objectif de prémunir les générations montantes contre les courants destructeurs.
Au niveau institutionnel, il a été procédé à la restructuration du ministère des Habous et des Affaires islamiques, à la création d'une direction de l'enseignement originel et d'une autre concernant les mosquées. Il a été procédé également à la révision des législations relatives aux lieux de culte en vue de les adapter aux besoins architecturaux, de pratiquer les rites religieux dans un climat de sérénité et d'assurer le contrôle de leurs sources de financement, leur transparence et leur continuité.
Dans cette dynamique de développement et de consécration des droits de l'homme, la question de l'intégrité territoriale du Royaume, érigée en première cause nationale, a toujours été présente dans les actions de SM le Roi Mohammed VI, qui s'est employé à rechercher une solution politique à ce conflit artificiel garantissant la souveraineté marocaine sur les provinces du sud.
Dans son discours historique prononcé en mars dernier à Laâyoune, SM le Roi avait en effet annoncé l'installation du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), dans sa nouvelle composition et appelé, à cette occasion, les Marocains des provinces du sud à engager une réflexion sérieuse et profonde au sujet de leur perception du projet de l'autonomie de ces provinces dans le cadre de la souveraineté du Royaume et son intégrité territoriale.
La proposition marocaine d'accorder une autonomie de gestion élargie aux provinces du sud a été très bien accueillie par la communauté internationale et plusieurs observateurs y voient une démarche démocratique pour régler la question du Sahara et assurer le développement économique, social et culturel des provinces du sud.
Tous ces chantiers témoignent de la dynamique que connaît le Maroc dans tous les domaines dans le cadre de l'édification d'un Maroc moderne en mesure de faire face aux défis du siècle.
LE PATRIMOINE INFRASTRUCTUREL S'EST CONSIDÉRABLEMENT ENRICHI SOUS LE RÈGNE DE SM MOHAMMED VI
Les infrastructures autoroutières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires se sont développées de manière remarquable sous le règne de Sa Majesté Mohammed VI, à en juger par le nombre de réalisations physiques et les chantiers en cours.
La réalisation du programme autoroutier a été accélérée et son rythme d'avancement est passé de 40 km/an durant les années 90 à près de 160 km/an à partir de 2005. Plus de 600 km sont déjà réalisés, dont 267 km depuis 1999, et 810 km sont en cours de construction.
Le financement des tronçons stratégiques Marrakech-Agadir (233 km) et Fès-Oujda (320 km), qui est de l'ordre de 12,5 milliards de DH, est déjà assuré. Il est également prévu d'achever les tronçons Tnine Chtouka-El Jadida et Settat-Marrakech en 2006 et Tétouan-Fnideq vers la fin de 2007. A l'horizon 2010, les maillons manquants des axes structurants les plus empruntés du pays, totalisant un linéaire d'environ 1.500 km seront achevés. Les chantiers ferroviaires sont conduits avec la même détermination. Sur la période 2000-2005, l'Office national des chemins de fer (ONCF) a investi quelque 7,67 milliards de DH.
Le réseau des chemins de fer est appelé à se moderniser, grâce notamment au dédoublement en cours de la voie Rabat-Fès et à la programmation des lignes de Nador-Taourirt et Tanger-nouveau port.
La période 1999-2005 a été marquée également par la construction et l'extension de plusieurs ports. Outre le port de Tanger Med, il y a lieu de citer l'entrée en service du nouveau port de pêche et de plaisance de Saidia (1999), du nouveau port de Dakhla (2001) et du terminal passagers du port de Nador (2003), ainsi que la viabilisation du triangle de pêche du port d'Agadir (2003) et la construction en 2004 du quai 14 au port de Jorf Lasfar et des quais passagers du port d'Al Hoceima.
Le méga projet "Tanger Méditerranée", à travers lequel le Maroc ambitionne de se positionner comme acteur et partenaire dans les échanges économiques internationaux, couvre un territoire de 500 km qui a été érigé en zone spéciale de développement sur laquelle seront opérationnels un port en eau profonde, une zone franche logistique de 90 ha, une zone industrielle de 600 ha, une zone d'activité commerciale de 200 ha ainsi que des projets touristiques.
Pour desservir cet espace de développement, des infrastructures modernes seront réalisées à savoir 53 km d'autoroutes de liaison avec l'autoroute Casablanca Tanger, 45 km de voie ferrée ainsi que des voies express régionales.
A terme, l'investissement public global qui sera consenti pour la réalisation de ce projet avoisinera près de 12 milliards de DH. La mise en service du port et de la zone logistique est prévue pour 2007.
De même, les sept premières années du Règne de SM Mohammed VI ont connu l'aboutissement et le lancement d'une série de projets de développement d'infrastructures et d'équipements aéronautiques se traduisant par un volume d'investissement de près de 2,56 milliards de DH.
Les principaux chantiers concernent la réalisation des deuxième et troisième tranches de la technopole de Nouaceur et le lancement des travaux de construction d'un nouveau terminal à l'aéroport Mohammed V, d'extension de l'aérogare et des infrastructures de l'aéroport de Tanger, d'extension des infrastructures de l'aéroport d'Al Hoceima, d'extension de l'aérogare "B" de l'aéroport de Marrakech, d'élargissement de la piste d'envol de l'aéroport d'Essaouira et de renforcement des infrastructures de l'aéroport de Dakhla et de la piste d'envol de l'aéroport de Tétouan.
L'HABITAT ET LES INFRASTRUCTURES SOCIALES ONT CONNU UNE DYNAMIQUE SANS PRÉCÉDENT SOUS LE RÈGNE DE SM MOHAMMED VI
Les secteurs de l'habitat et des infrastructures sociales ont connu une dynamique sans précédent sous le règne de Sa Majesté Mohammed VI, augurant d'un développement socio-économique rapide et équilibré.
Depuis son intronisation et jusqu'à fin 2005, le Souverain a lancé ou inauguré 201 projets de logement portant sur 360.000 unités d'habitat avec un coût global de près de 37 milliards de dirhams, ce qui a fait que depuis l'année 2003, le rythme de production de logements a dépassé l'accroissement annuel des ménages.
L'accélération des programmes de lutte contre l'habitat insalubre, la création de zones d'urbanisation nouvelles (ZUN), l'augmentation des ressources financières affectées au secteur, ainsi que l'exécution des programmes spéciaux des provinces du Sud et d'Al Hoceima, sont à l'origine de cette lancée.
Rien qu'en 2005, six agences urbaines ont été créées portant à 21 le nombre de ces structures, un Fonds de solidarité habitat (FSH) a été mis en place, alors que plus de 113.000 unités d'habitat social ont été produites et 31.500 autres restructurées.
Lancé par SM le Roi en juillet 2004, le programme "villes sans bidonvilles", pour la réalisation duquel un investissement de 19 milliards de DH doit être mobilisé, vise la résorption de près d'un millier de bidonvilles dans 72 villes, abritant quelque 272.000 ménages, à l'horizon 2010.
Dans ce cadre, 43 contrats de villes concernant 171.000 ménages ont été signés à fin 2005, année qui a vu la démolition de quelque 25.000 baraques.
Initiés en 1999 dans les provinces du Sud, les programmes Al Aouda et Al Wahda, qui comportent 20.000 logements pour un coût global de 1,2 milliard de DH, ont été achevés.
Cet effort, qui va dans le sens de l'amélioration des conditions de vie des ménages dans cette région, se poursuit avec le lancement d'un nouveau programme de construction de 40.000 logements en partenariat avec l'Agence de promotion et de développement des provinces du Sud.
La première tranche de ce programme, lancée en 2005, concerne 5.837 lots de terrain et 500 logements, outre les quartiers sous-équipés qui seront restructurés.
Suite au séisme qui a frappé Al Hoceima en 2004, les efforts ont été concentrés sur la reconstruction des logements en milieu rural et le relogement des sinistrés en milieu urbain.
Les actions, qui ont concerné près de 12.000 constructions endommagées dans les 14 communes rurales de la province, ont été menées concomitamment avec l'ouverture de la campagne de distribution de l'aide de l'Etat, fixée à 30.000 DH/famille.
A fin 2005, quelque 5.000 chantiers ont été achevés.
Les travaux de construction de 320 logements destinés au relogement des ménages sinistrés en milieu urbain, dans le cadre d'un programme intégré comprenant infrastructures et équipements collectifs, ont été achevés en 2006.
De même, cette période a connu le lancement de plusieurs ZUN dans la périphérie des grandes agglomérations urbaines, grâce à la mobilisation d'un foncier public important et de ressources financières, en coopération avec des fonds arabes.
Il s'agit des ZUN de Hay Mohammadi (Agadir), Oulad Zaërs (Ain Aouda), Sidi Abdellah (Salé), Selouane (Nador) et Bensouda (Fès), sans oublier les nouvelles villes satellitaires, Tamansourt (Marrakech) et Tamesna (Témara).
Ces réalisations vont de concert avec des infrastructures sociales, comme en témoignent les taux d'accès à l'eau potable, qui est passé de 38 pc en 1999 à 70 pc à fin 2005, d'accès aux routes, qui est passé de 36 à 54 pc et d'électrification rurale, qui est passé de 39 à 81 pc entre les deux dates.
Les investissements dans le secteur de l'eau et de l'assainissement se sont élevés à 19,7 milliards de DH durant cette période, soit plus que ce qui a été injecté par l'ONEP depuis sa création en 1972 jusqu'à 1999.
De 1999 à fin 2005, plus de 18.000 douars comptant plus de 871.000 foyers ont été connectés au réseau électrique national et 1.807 autres regroupant 36.481 foyers ont été équipés de kits photovoltaïques.
Dans le domaine des infrastructures routières, le Maroc vient d'achever et dans les temps impartis un ambitieux programme national de construction de routes rurales (PNRR) avant d'entamer un deuxième programme du même genre.
Depuis son lancement en 1995 et jusqu'à fin 2005, le PNRR-I a permis la construction de 5.800 km de routes et l'aménagement de 4.800 km de pistes, soit une marge de fiabilité de 94,3 pc.
Le PNNR-II ambitionne, quant à lui, de porter le taux d'accessibilité de la population rurale au réseau routier à 80 pc à l'horizon 2015 avec un rythme moyen de 1.500 km/an contre 1000 km/an auparavant. Le montant nécessaire à sa réalisation est estimé à 1 milliard de DH par an.
LA JUSTICE ET LES DROITS DE L'HOMME: DES CHANTIERS DE SM LE ROI MOHAMMED VI QUI ONT EU UN RETENTISSEMENT AU-DELÀ DES FRONTIÈRES
SM le Roi Mohammed VI a, dès son accession au Trône, placé la reforme de la justice au coeur des préoccupations et des priorités de son règne en en faisant "le socle et la finalité" de sa stratégie d'action et un des vecteurs du " progrès démocratique, la cohésion sociale et l'essor économique" du Royaume.
La réforme de la justice s'imposait en quelque sorte, en vue de sa mise à niveau et son adaptation à l'évolution que connaît le pays dans les domaines économique, politique et social. La justice devait, elle aussi, jouer pleinement son rôle de véritable moteur de développement.
Le chemin parcouru depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI en 1999 est jalonné de multiples réalisations qui, au-delà de leur impact direct sur la société, qui en ressentit les effets, suscitent de l'émerveillement dans le monde. La justice marocaine avance, de l'avis de tous.
La réforme de la "Moudouwana", qui consacre l'égalité entre l'homme et la femme, alors que le statut de la femme dans le monde arabo-musulman suscite un large débat et de vives critiques dans les pays occidentaux, donne la mesure de ces réformes.
La question des droits de l'homme, avec la mise en place de l'Instance Equité et réconciliation élargit encore davantage l'horizon de ces réformes, avec un travail d'investigation en profondeur sur les violations des droits de l'homme, depuis l'indépendance du pays, les témoignages publics des victimes elles-mêmes ainsi que de leurs familles. Ce travail sans précédent, a été mené dans un grand esprit de tolérance et de réconciliation. Les victimes, comme leurs familles, étaient animées d'un haut sens de responsabilité, d'une volonté réelle de tourner la page et d'engager, comme le souhaitent ardemment les pouvoirs publics, le Maroc dans une ère nouvelle, de sorte qu'il ne puisse plus y avoir de telles violations. Ces deux initiatives, engagées en l'espace de moins de deux ans, étaient de nature différente, mais se rapportaient, l'une comme l'autre, aux droits de l'homme. La réforme de la Moudouwana tendait à rétablir les femmes, qui représentent la moitié de la société marocaine, dans leurs droits. Une révolution a été opérée en la matière, de l'avis de tous, dans un monde arabo-musulman où la femme est tenue à l'écart et assujettie, sur tous les plans, à l'homme. Au sein de la société marocaine, les rapports entre la femme et l'homme étaient très évolués et la Moudouwana semblait en quelque sorte en retard par rapport à ces rapports. Le Maroc s'est montré audacieux en la matière, compte tenu des différentes pesanteurs.
Ces réformes n'ont surpris personne, tant la volonté de SM le Roi Mohammed VI était forte. La réforme de la justice semblait, pour sa part, constituer le corollaire de toute uvre de développement. Ce chantier a été lancé par SM le Roi dès le début de son règne. Cette volonté, le Souverain l'avait proclamée dans son premier discours du Trône. Elle avait été régulièrement réitérée par la suite.
"Nous sommes attaché à réhabiliter la justice, à la mettre à niveau et à la débarrasser de toutes les tares et les carences, en traçant clairement et fermement le chemin de l'inéluctable réforme", proclamait le Souverain solennellement dans un discours devant le Conseil Supérieur de la Magistrature, le 1er mars 2002. La réforme de la justice, ajoutait SM le Roi est, "aujourd'hui, au coeur de choix stratégiques irréversibles, de défis majeurs que le Maroc doit impérativement relever et auxquels la justice doit apporter une contribution décisive ".
Le Souverain n'a pas cessé depuis, dans ses discours à la Nation, comme devant le parlement, de souligner tout l'intérêt qu'il attache à la réforme et la modernisation de la justice et à sa mise à niveau, afin de l'inscrire dans le projet sociétal démocratique et moderniste que Sa Majesté entend réaliser et concrétiser pour le Maroc du 21-ème siècle.
La justice est appréhendée sous tous ses volets. La justice, précise le souverain, doit "répondre à de nouvelles exigences, à savoir, donner sens et consistance à l'édification de l'Etat de droit et conférer un contenu concret et palpable à la démocratie, en assurant, à tout moment et en toute circonstance, la primauté de la loi et l'égalité de tous devant elle. La justice doit, en outre, assurer la prévisibilité et la sécurité juridiques qui précisent les protections garanties par la loi, et donc instaurer la confiance, clef de voûte de l'économie libérale, et par-là même, contribuer à la relance des investissements et à la croissance économique. " Pour le Souverain, "seule une justice pleinement consciente de l'inéluctabilité de ces enjeux et capable d'intégrer les mutations que connaît le Maroc, est apte à relever ce défi ". La réforme de la "Moudouwana" et la mise en place de l'"Instance Equité et Réconciliation " ne sont d'ailleurs que des indicateurs-phare d'une série d'autres réalisations accomplies par SM le Roi, un Souverain à l'écoute de son peuple, fervent partisan de la modernité et du progrès, ouvert sur le monde, épris de démocratie et de justice. Dès décembre 2001, le Souverain mettait en place "Diwan al Madalim", l'Ombudsman marocain, qui sera suivi peu après par la restructuration du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme. Deux institutions qui ont pour but non seulement d'assurer la protection des libertés et des droits des citoyens, mais aussi d'épier les dysfonctionnements et contribuer à la réforme législative, judiciaire et administrative.
Le Souverain a ensuite lancé la "Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des pensionnaires des établissements pénitentiaires", ordonné l'ouverture de sections de la justice de la famille, décidé la création de la "Fondation Mohammedienne des oeuvres sociales des magistrats et des fonctionnaires de la justice" et donné ses hautes instructions pour la mise en place d'un Fonds d'entraide familiale dont l'objectif est de garantir les droits de la mère démunie et de protéger les enfants qui risquent d'être livrés à l'abandon à la suite du divorce de leurs parents. Le souverain veille constamment à la réalisation de cette réforme, en accélère la cadence, assure le suivi de ces grands chantiers destinés à la modernisation de la justice, la rationalisation du travail et la simplification des procédures. SM le Roi avait ordonné ainsi la construction de complexes pénitentiaires modernes, en mettant l'accent sur la nécessité de veiller à l'amélioration des conditions matérielles et morales des prisonniers, en appelant à la mise en place d'une Amicale des fonctionnaires de la justice devant veiller à la promotion de leur situation sociale et professionnelle et s'intéresser à la formation des magistrats.
"La justice, déclare-t-il dans un message au Conseil Supérieur de la Magistrature en avril 2004, ne peut accéder à la place qui lui revient qu'en s'assurant la confiance des justiciables, laquelle reste tributaire de l'intégrité, l'impartialité et la rectitude des magistrats qui doivent, par ailleurs, rester à l'abri de toute influence ou interférence." SM le Roi rappelle aussi qu'il demeure "l'ultime recours pour garantir l'inviolabilité et l'indépendance de la justice". "Lorsque tous les recours ont été épuisés, au sein de ces institutions, sans que justice n'ait été faite et alors que perdurent de graves transgressions de la loi, Notre Majesté demeure l'ultime recours pour garantir l'inviolabilité et l'indépendance de la justice, en toutes circonstances et dans tous les cas de figure, pour que chacun soit rétabli dans ses droits et que les choses rentrent dans l'ordre." Dans son discours à l'occasion de la fin du mandat de l'Instance équité et réconciliation et de la présentation de l'étude sur le développement humain au Maroc, en janvier dernier, SM le Roi réitérera que le "but ultime réside dans l'édification d'un Maroc d'égalité des chances et de partage des responsabilités.""Nous demeurons attaché à ce que l'Etat déploie tous les efforts nécessaires à la réalisation de cet objectif, et veillerons également à assurer à tous les Marocains les conditions d'une vie digne et décente", proclame le Souverain.
SM LE ROI MOHAMMED VI: UN FERVENT DÉFENSEUR DE L'INTÉGRATION RÉGIONALE ET DE LA COOPÉRATION SUD-SUD
Depuis son accession au Trône, SM le Roi Mohammed VI n'a eu de cesse de faire de l'intégration régionale et continentale l'un des principes fondateurs de la politique extérieure du Maroc, tout en prônant un partenariat agissant et solidaire dans le cadre de la coopération Sud-Sud pour faire face aux défis de la mondialisation et du développement durable.
C'est dans les pays en développement et particulièrement en Afrique, que le Maroc a administré la preuve et donné la meilleure illustration de son engagement en faveur de la coopération sud-sud.
Cette conviction quant à l'importance qu'occupe le continent dans la stratégie d'action du Maroc, SM le Roi l'a réaffirmée dans son premier Discours à la Nation, le 30 juillet 1999, quand le Souverain avait insisté sur l'impératif de renforcer la coopération avec "nos frères africains".
Ce discours fondateur allait ensuite orienter toute l'action du Maroc en faveur du continent et insuffler une nouvelle dynamique à la coopération entre le Royaume et les pays africains, tant sur le plan bilatéral que multilatéral à travers les groupements régionaux, telles l'Union du Maghreb Arabe et la Communauté des Etats Sahelo-Sahariens (CEN-SAD).
Etant persuadé que pour avoir une perception claire et précise de la situation en Afrique, rien ne vaut un déplacement sur le terrain, SM le Roi Mohammed VI allait multiplier les visites dans plusieurs pays du continent.
Ainsi, trois tournées Royales, toutes couronnées par un franc succès tant sur les plans officiel que populaire, ont conduit le Souverain, en 2004, au Bénin, au Cameroun, au Gabon et au Sénégal, puis en 2005, au Gabon, au Sénégal et au Burkina Faso et, enfin en 2006, en Gambie, au Congo, en RDC et au Gabon.
SM le Roi a été par ailleurs l'un des premiers chefs d'Etat à répondre à l'appel des autorités du Niger, confrontées en juillet 2005 à une famine sans précédent. Le Souverain décida alors d'y acheminer une aide humanitaire d'urgence avant de se rendre en visite officielle dans ce pays sahélien pour se rendre compte de visu de la situation et lancer un appel à l'aide internationale.
Provocation de pluies artificielles, Lutte anti-acrédienne, renforcement des capacités africaines en matière agricole, hydraulique et sanitaire, participation de contingents marocains aux missions de maintien de la paix en République Démocratique du Congo (RDC) et en Côte d'Ivoire, sont autant d'actions qui témoignent de l'élan solidaire du Maroc à l'égard des pays africains.
Autre illustration de cette solidarité agissante du Maroc avec l'Afrique est la décision prise par SM le Roi, lors du Sommet Afrique-Europe (Le Caire, 2000), d'annuler l'ensemble des dettes des pays africains les plus pauvres vis-à -vis du Royaume. Un geste hautement symbolique qui allait être suivi de l'appel du Souverain aux pays du Nord, lors du 2-ème sommet du G77+ la Chine réuni à Doha en juin 2005, de procéder à "l'effacement pur et simple des dettes extérieures des pays les moins avancés (PMA)".
Dans cet même esprit qui anime le Maroc de donner un contenu concret à la coopération Sud-Sud, qui englobe le partenariat et l'entraide entre les pays en développement, SM le Roi a effectué, en novembre-décembre 2004, une tournée officielle en Amérique Latine qui l'a mené respectivement au Mexique, au Brésil, au Pérou, au Chili et en Argentine.
Cette tournée a été une véritable réussite en ce qu'elle permis notamment la conclusion de plusieurs accords bilatéraux avec les pays visités dans divers domaines, le plus important ayant été l'accord-cadre commercial conclu entre le Maroc et le Mercosur (le Marché commun régional qui regroupe le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay) et portant sur le développement des relations entre le Royaume et ces pays pour créer les conditions et les mécanismes de négociations dans la perspective d'établir une zone de libre-échange conformément aux règlements de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
Le Maroc a, dans ce même cadre, abrité deux importantes rencontres traitant de la coopération Sud-Sud, à savoir la Conférence ministérielle extraordinaire des PMA (Rabat, 2003) et la Conférence de haut niveau du G77 (Marrakech, 2003), lors de laquelle l'administrateur du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Mark Malloch Brown avait affirmé que le Royaume " a joué un rôle déterminant dans la mise en oeuvre de la coopération sud-sud", ajoutant que "les avancées effectuées sous cette présidence (du Maroc) seront ressenties pendant de nombreuses années ".
"Mais si aujourd'hui, la coopération sud-sud a vraiment trouvé ses marques, c'est parce qu'ici, à Marrakech et au Maroc, nous trouvons ce qui est l'essence même de cet idéal: une passerelle entre l'Europe et le monde islamique, laquelle a de profondes racines africaines mais n'en relie pas moins la communauté méditerranéenne élargie, sorte de croisée des chemins sur le plan culturel, géographique et des idées", a-t-il dit.
PRÉSENCE REMARQUÉE DU MAROC SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE
Le Maroc célèbre le septième anniversaire de l'accession au trône de SM le Roi Mohammed VI qui, grâce à Ses actions soutenues, aux plans interne et international, a consolidé l'image et la présence du Maroc sur la scène internationale.
Depuis Son intronisation le 30 juillet 1999, SM le Roi a en effet déployé d'intenses efforts en vue d'asseoir les bases d'une coopération active et solide avec plusieurs pays, et ce parallèlement aux actions entreprises, sur le plan interne, pour lutter notamment contre la pauvreté, l'analphabétisme et les disparités sociales, renforcer l'Etat de droit et promouvoir le développement socio-économique du pays.
Dans Son premier discours du trône, le Souverain avait tracé les grandes lignes de la politique étrangère du Maroc, en soulignant l'intérêt particulier à accorder à l'édification du Grand Maghreb arabe auquel "Nous sommes fiers d'appartenir et pour la réalisation duquel nous oeuvrons en vue de l'asseoir sur des bases solides de fraternité et de coopération sincères".
Dans ce contexte, le Souverain, qui a toujours plaidé pour un renforcement des liens de coopération et de solidarité avec l'ensemble des pays du Maghreb, a effectué des visites officielles dans plusieurs pays de la région et participé à nombre de sommets tenus dans des capitales maghrébines.
La position géographique du Maroc, sur le flanc atlantique, au nord du continent africain, à quelques kilomètres de l'Europe, avait indiqué le Souverain dans le même discours, "Nous dicte de poursuivre la politique de Notre vénéré Père, marquée par l'ouverture et le dialogue, renforçant nos liens de coopération avec nos frères africains et consolidant les échanges avec nos amis européens et américains au bénéfice de notre région et du monde entier, dans le respect, la considération et la recherche constante de la paix et de la sécurité pour tous".
C'est ainsi que sur le plan africain, le Souverain n'a cessé, depuis son intronisation, de plaider pour une solidarité agissante avec les pays du continent.
Dans ce cadre, SM le Roi a multiplié les déplacements sur le continent africain, notamment au Gabon, au Sénégal, au Bénin, au Cameroun, au Burkina Faso, au Congo, en Gambie, en République démocratique du Congo (RDC), en Mauritanie et au Niger, pays affecté par une sévère famine auquel le Souverain avait décidé d'apporter un soutien humanitaire d'urgence.
La preuve de ce grand intérêt pour l'Afrique est la participation de SM le Roi au sommet mondial sur le développement durable, tenu en 2002 à Johannesburg (Afrique du sud) au cours duquel le Souverain avait plaidé pour l'adoption d'une "stratégie globale sur la base d'un partenariat véritable, d'une solidarité effective et d'une proximité efficiente" et l'établissement des normes nécessaires pour endiguer la menace des changements climatiques et de la surexploitation des ressources naturelles.
En septembre 2003, SM le Roi avait également appelé, dans un discours devant l'assemblée générale de l'ONU, la communauté internationale à apporter son appui concret à la stratégie africaine représentée par le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Le Souverain a en outre appelé, lors du sommet de Paris des chefs d'Etat d'Afrique et de France, (19-22 février 2003) à la prise d'une "Initiative audacieuse, généreuse et réaliste" à l'égard de l'Afrique en matière de gestion de l'eau.
L'annulation des dettes des pays africains les moins avancés vis-à -vis du Maroc et la levée de toutes les barrières douanières imposées aux produits importés de ces pays, faites par SM le Roi lors du sommet Afrique-Europe (avril 2000 au Caire), a fait date en ce qu'elle offre la meilleure illustration de ce que doivent être la coopération et la solidarité sud-sud notamment vis-à -vis de l'Afrique.
Le Maroc, conscient du devoir qu'implique cette solidarité agissante, a, par ailleurs, décidé d'envoyer des contingents pour le maintien de la paix dans plusieurs pays, notamment en Afrique.
Il participe ainsi à l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) avec un contingent fort de 732 hommes, à la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC), avec 800 hommes et à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Il y a lieu de rappeler aussi la réunion à Rabat, à l'initiative de SM le Roi, du sommet de l'Union du fleuve Mano en février 2002 (Libéria, Sierra Léone et la Guinée) en vue de relancer le dialogue et la concertation dans cette région.
L'intérêt pour l'Europe se manifeste en particulier par les visites que le Souverain a effectuée dans plusieurs pays européens notamment en France, en Italie et en Espagne où le Souverain a plaidé pour un partenariat "novateur, loyal et équilibré, inspiré par la raison et le progrès et où les exigences mutuelles entre les deux pays, en termes de sécurité et d'intégrité, de souveraineté et de co-développement seront prises en compte".
"Pour nous assurer une présence et un rôle agissant" dans "un monde réduit à la taille d'un petit village planétaire", "Nous sommes appelés à suivre, de façon encore plus percutante, la stratégie offensive que nous avons adoptée", avait affirmé SM le Roi dans un discours prononcé à l'occasion du 6ème anniversaire de la fête du trône, ajoutant que "cela se fera dans le cadre d'un plan intégré et cohérent s'appuyant sur l'élargissement déjà entamé dans trois cercles concentriques que sont le bon voisinage, la solidarité agissante et la partenariat stratégique".
Dans ce même contexte et outre le renforcement des relations déjà anciennes avec les Etats-unis d'Amérique à travers notamment deux visites de travail de SM le Roi à Washington (juin 2000 et mai 2002), l'action diplomatique du Maroc a été également orientée vers les pays du sud du Continent avec la tournée historique du Souverain (24 novembre-7 décembre 2004) en Amérique latine, une première du genre dans la région, sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération entre le Royaume et les cinq pays visités à savoir le Mexique, le Brésil, le Pérou, le Chili et l'Argentine.
Les relations du Maroc avec plusieurs pays asiatiques ont connu, de leur côté, une nouvelle impulsion sous le règne de SM le Roi avec notamment la signature en février 2001 de la "Déclaration de Delhi" confirmant le partenariat stratégique, et de plusieurs accords de coopération avec la Chine (février 2002) dans plusieurs domaines.
Le Maroc s'est dit, par ailleurs prêt, à oeuvrer pour la mise en place d'une coopération maroco-afro-japonaise, dans le cadre d'un véritable partenariat et en application du Plan de la conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique et ce à l'occasion de la visite officielle de SM le Roi au Japon (27-30 novembre 2005).
La consolidation des relations de coopération avec le monde arabo-musulman occupe toujours une place de choix dans l'action diplomatique du Royaume.
En témoignent les nombreux déplacements officiels du Souverain, depuis 1999, dans les pays arabes, notamment en Egypte, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn, au Koweït, en Syrie et en Jordanie et Sa participation à plusieurs sommets arabes et aux conférences de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) durant lesquels le Maroc a toujours réitéré son soutien à la cause du peuple palestinien pour la création de son Etat indépendant avec Al Qods Acharif pour capitale, et rappelé les initiatives prises par le Comité Al Qods, présidé par SM le Roi, pour appuyer la position palestinienne concernant la souveraineté sur la ville Sainte.
De par sa position et son histoire ancestrale et sa politique d'ouverture, le Maroc a toujours oeuvré pour l'établissement de relations bilatérales et multilatérales basées sur le bon voisinage, la solidarité, et le partenariat stratégique.
SM LE ROI FERVENT DÉFENSEUR DE LA CAUSE PALESTINIENNE ET INTERLOCUTEUR ÉCOUTÉ
La position constante de SM le Roi Mohammed VI au sujet de la cause palestinienne et les multiples efforts du Souverain visant la défense de cette cause procèdent de la place qu'elle occupe dans le coeur de chaque Marocain.
Les Initiatives Royales confirment, en effet, de manière concrète l'attachement du Maroc au processus de paix, qui doit déboucher sur l'instauration d'une paix réelle passant par le recouvrement par le peuple palestinien de ses droits sur ses territoires spoliés et l'établissement d'un Etat indépendant, avec Al Qods Acharif comme capitale.
Les Initiatives Royales et l'appui du Maroc, aux niveaux diplomatique et populaire, aux droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, sont déterminants au regard de la place que le Royaume occupe sur la scène politique internationale et de l'expérience qu'il a accumulée en la matière et qui lui a permis à plusieurs reprises d'agir sur le cours des évènements au Proche-Orient.
Il a plusieurs fois contribué à la relance du processus de paix et à aplanir les écueils qui l'entravent en incitant les parties à se conformer aux résolutions des Nations-Unies et à la légalité internationale.
SM le Roi Mohammed VI, qui incarne la voix de la modération, de la sagesse, de la tolérance et du respect de la légalité internationale, est un interlocuteur écouté par les parties en conflit.
De tout temps, il a oeuvré à rapprocher les points de vue des Palestiniens et des Israéliens en vue de relancer le processus de paix et parvenir à un règlement juste et définitif, dont la région a grandement besoin.
Le Souverain, qui assure la présidence du comité Al-Qods, saisit également toutes les occasions pour défendre la ville sainte. Il a mené des actions pour préserver le cachet arabe de cette ville sainte et défendre les droits des Palestiniens dans cette citée.
Par ces actions, le Souverain s'inscrit en droite ligne de la voie suivie par de son auguste père, feu SM Hassan II, un grand stratège arabe et musulman ayant marqué, par ces initiatives, l'Histoire vu la crédibilité dont le regretté souverain jouissait et l'habileté politique dont il faisait montre en matière de traitement des grands dossiers épineux.
Tout au long de l'histoire du confit israélo-arabe, le Royaume a constitué de ce fait une étape essentielle des déplacements de responsables visant la recherche d'une sortie à la crise, en attestent les multiples visites de ses principaux protagonistes. La dernière en date a été celle du président palestinien Mahmoud Abbas au Maroc (12 avril dernier).
Ce rôle pionnier que joue le Souverain au service de la question palestinienne a été salué à plusieurs occasions par le président Abbas et les acteurs politiques, religieux et des droits de l'Homme.
Le soutien à la cause palestinienne s'est également concrétisé par la récente nomination par SM Le Roi de M. Abdelkebir Alaoui Mdaghri au poste de directeur général de l'Agence "Bayt Mal Al-Qods". La question palestinienne figure toujours parmi les préoccupations politiques de SM le Roi Mohammed VI, et le peuple marocain a de tout temps manifesté son soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour l'instauration d'un Etat indépendant avec Al-Qods Acharif comme capitale.
De par les qualités de ses souverains, le Maroc est ainsi considéré comme un acteur essentiel du processus de paix.
L'ACTION SOCIALE : UNE DES GRANDES PRIORITÉS DU RÈGNE DE SM LE ROI
Durant les sept premières années du règne de SM le Roi Mohammed VI, le champ des politiques sociales a connu une nouvelle dynamique qui a valu au Souverain une reconnaissance unanime qui témoigne de la haute bienveillance dont SM le Roi entoure les couches démunies du peuple marocain.
Empreinte des valeurs d'humanité et de solidarité, l'action du souverain s'est ainsi matérialisée dans les nombreux projets lancés à travers le Royaume, et dans l'importance des ressources affectées aux secteurs sociaux. A titre d'exemple, la part de ces projets dans le budget de l'Etat est passée de 42 pc en 1999 à près de 50 pc en 2005.
Au regard de l'ampleur des besoins en matière de développement social et humain, le Maroc de Mohammed VI a fait de la mobilisation et de la valorisation du potentiel humain des objectifs constants. Cela se dégage à travers les multiples réformes, initiatives ou projets engagés : rénovation du système éducatif national, réforme du système de santé et élargissement de la couverture médicale, accès au logement, équipements sociaux et culturels, développement humain.
Ainsi, la nouvelle philosophie, qui anime le traitement des questions sociales au Maroc ces dernières années, repose sur une triple dimension. La première est de nature humaniste. Elle émane de tout l'engagement qui est celui de SM le Roi Mohammed VI dans le domaine social.
L'autre dimension est d'ordre économique. Elle découle de la volonté d'assurer un véritable décollage économique qui profiterait à toutes les régions du royaume et à toutes les couches de la société. La troisième dimension, culturelle et civilisationnelle, tient au fait que la société marocaine dispose d'un réservoir intarissable de solidarité qu'il revient à l'Etat et à l'ensemble de la société de préserver et de développer.
Depuis l'intronisation de SM le Roi, un contenu nouveau et une audience plus importante ont été conférés au concept de solidarité. Celle-ci est en effet conçue non comme une alternative passive aux insuffisances relevées en matière sociale, qui sont désormais explicitement évoquées et assumées, mais comme l'expression d'une certaine idée de la citoyenneté, en tant que quête permanente de l'équité, de davantage d'inclusion et d'éradication des différentes formes de pauvreté et d'exclusion sociale.
Dans ce contexte, l'un des chantiers les plus importants à citer est celui, lourd et complexe, de la réforme de l'éducation et de formation. Ce chantier concerne l'alphabétisation, la généralisation de l'enseignement fondamental, la réforme des programmes, des cursus des cycles, la mise à niveau des ressources humaines, l'amélioration de la qualité de l'enseignement, la gestion du système éducatif, la formation professionnelle, le renforcement de la recherche scientifique et la généralisation des NTIC dans l'enseignement ...
Ces efforts ont commencé à donner leurs fruits. Ainsi le taux de scolarisation des enfants à l'âge de 6 ans, est passé de 64,4 pc en 1999/2000 à 89,58 pc en 2004/2005, tout en atteignant des pics de 90,7 pc en 2001/2002 et 2002/2003. La scolarisation primaire et secondaire, quant à elle, est passée de 5.113.384 élèves en 1999/2000 à 5.887.761 en 2004/2005. Dans l'enseignement supérieur, le nombre d'étudiants est passé de 250.111 en 1999/2000 à 288.815 en 2004/2005. Enfin le budget du ministère de l'Education Nationale est passé de 17,287 milliards DHS en 1999/2000 à 25,770 milliards en 2004/2005.
En matière de santé, le Maroc met en oeuvre une politique qui vise à consolider les concepts qui accompagnent le programme "Santé pour tous" de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C'est ainsi que sur le plan des infrastructures de soins de santé de base (hôpitaux, centres de santé et dispensaires), le ratio s'est sensiblement amélioré, passant d'un établissement pour 18.000 habitants en 1999 à un établissement pour 11.500 en 2005. Quant à la capacité litière, l'effort réalisé a été considérable puisque plus de 2000 lits supplémentaires ont été créés durant cette même période.
En même temps, un Programme Public d'Amélioration du Système sanitaire a été mis en oeuvre, axé sur la régionalisation du système, l'accélération de la réforme hospitalière, l'adoption d'une politique du médicament et l'élargissement de la couverture médicale. Par ailleurs, la signature de la Charte de mise en oeuvre du code de la couverture médicale de base et l'entrée en vigueur effective de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO) le 1er mars 2005, consacrant ainsi le droit à la santé pour tous, ont constitué une étape importante de la politique de santé.
En dépit de ces grands efforts, les besoins n'en restent pas moins toujours importants. D'où le lancement par le Souverain, le 18 mai 2005, de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).
Il s'agit d'un projet de société et d'un important chantier de Règne, de par sa conception, son approche, son financement et son mode d'exécution.
L'INDH est formulée en programmes opérationnels intégrés qui s'inscrivent dans la durée et se déclinent en actions concrètes qui concernent, dans une première phase, 360 communes rurales des plus défavorisées et 250 quartiers périurbains.
La conception du développement humain se retrouve dans les deux objectifs essentiels auxquels doivent répondre les programmes à définir pour les couches sociales et les espaces ciblés, objectifs que le Souverain a tracés :
" Premièrement, s'attaquer au déficit social dont pâtissent les quartiers urbains pauvres, et les communes rurales les plus démunies, et ce, par l'élargissement de l'accès aux équipements et services sociaux de base, tels que la santé et l'éducation, l'alphabétisation, l'eau, l'électricité, l'habitat, l'assainissement, le réseau routier, les mosquées, les maisons de jeunes et les infrastructures culturelles et sportives.
Deuxièmement, promouvoir les activités génératrices de revenus stables et d'emplois tout en adoptant une action plus imaginative et plus résolue en direction du secteur informel".
Force est de constater que parallèlement aux efforts menés par SM le Roi et par Son gouvernement pour mettre en place les infrastructures modernes porteuses de prospérité et poursuivre la consolidation de l'Etat de droit, la conception et le lancement de l'INDH traduisent la volonté réelle et l'engagement qui animent le Souverain pour imprimer à la marche du Royaume la dynamique et la force qui le mèneront à ces objectifs.
LA PROPOSITION D'AUTONOMIE ET LA CRÉATION DU CORCAS, DEUX ÉVÉNEMENTS PHARE DANS LA QUESTION DU SAHARA DEPUIS UNE ANNÉE
La proposition lancée par SM le Roi Mohammed VI d'octroyer une large autonomie aux provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté marocaine et la création du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas) constituent les deux événements phare ayant marqué l'évolution de la question du Sahara depuis une année.
La proposition d'autonomie pour les provinces du Sud, une initiative qualifiée par plusieurs observateurs étrangers de "courageuse", "judicieuse et acceptable" ou encore "idéale" pour le règlement définitif de la question de l'intégrité territoriale du Royaume, a été lancée par SM le Roi Mohammed VI dans un discours prononcé à l'occasion du 30ème anniversaire de la marche verte.
"L'attachement du Maroc à la marocanité de son Sahara", avait affirmé SM le Roi, "n'a d'égal que sa volonté de trouver, pour le conflit artificiel suscité autour d'elle, une solution politique négociée qui confère à nos provinces du sud une autonomie permettant à leurs populations de gérer leurs propres affaires régionales dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale".
Dans ce contexte, le Royaume n'a cessé de réitérer sa disposition à engager "des négociations sérieuses et responsables et à prendre des initiatives positives à même de conduire à un règlement juste à ce différend créé de toutes pièces, et ce, dans un esprit de confiance et de responsabilité", avait ajouté le Souverain.
La consécration d'une telle initiative est intervenue quelques mois après, en mars dernier précisément avec l'annonce historique faite par le Souverain depuis Laâyoune de la création du Corcas, qui constitue un jalon essentiel pour ancrer la culture de la concertation et permettre aux habitants des provinces du sud d'apporter, par des propositions concrètes et pratiques, leur contribution à toutes les questions ayant trait à l'intégrité territoriale et au développement économique, social et culturel des provinces du sud.
Le Conseil, avait déclaré le Souverain dans un discours prononcé à cette occasion, "pourra contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des institutions élues, à défendre la marocanité du Sahara et se faire l'écho des aspirations légitimes de Nos chers citoyens", exhortant ses membres à "proposer toutes les initiatives aptes à garantir le retour et l'intégration des citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf, dans leur patrie clémente et miséricordieuse, laquelle garantit la dignité et la liberté nécessaire pour contribuer à la poursuite de l'édification d'un Maroc fort de son unité et de sa démocratie".
En effet, le Dahir portant création du Conseil stipule que celui-ci est appelé à assister SM le Roi pour toutes les questions relatives à la défense de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Royaume, à la promotion du développement économique et social des provinces du sud et à la préservation de leur identité culturelle.
Juste après, le Souverain avait nommé M. Khali Hanna Ould Er-Rachid et M. Malaiinaine Ben Khalil Hanna Malaiinaine respectivement président et secrétaire général du Corcas, dont la composition tient compte notamment de la représentativité des différentes composantes de la société, avec un équilibre tribal et une représentativité politique et provinciale, de la notoriété et l'influence des membres, de l'ouverture sur la société et l'implication des femmes, jeunes, acteurs sociaux et opérateurs économiques.
Tout en s'attelant à mettre en place ses structures internes, le Conseil a entamé ses activités en dépêchant plusieurs délégations à l'étranger notamment en France et en Espagne afin d'expliquer le contenu de la proposition royale, qui a recueilli une large adhésion tant sur le plan national (ONGS, partis politiques etc..) qu'international.
L'importance de la décision royale de mettre en place ce conseil a d'ailleurs été mise en exergue à l'occasion de plusieurs rencontres et conférences, dont celle donnée à Rabat par l'ancien président du gouvernement autonome canarien, Fernando Fernandez (juillet 2006) sur le thème "expérience espagnole et perspectives de la future autonomie des provinces marocaines du sud", à l'initiative de l'Association sahraouie pour la défense des droits de l'homme (ASADEH).
Cette association a également invité un autre ancien chef du gouvernement canarien, Lorenzo Olarte Cullen, lequel s'est dit prêt à mettre à la disposition du Maroc l'expérience des îles Canaries en matière d'autonomie.
Suite aux initiatives positives du Corcas et à l'espoir suscité par la proposition royale de l'autonomie des provinces du sud, des manifestations ont eu lieu dans les camps de Tindouf (fin mai 2006), et furent violemment réprimées par les milices armées du "polisario".
Ces soulèvements, qui démontrent clairement que les séquestrés rejettent la thèse des séparatistes et aspirent à regagner la mère patrie, constituent en outre un message destiné à l'opinion publique internationale, selon lequel l'"ère du point de vue unique est révolue et que ceux qui tentent d'imposer, aujourd'hui, leur façon de voir à coups de baïonnettes, n'appartiennent plus à notre temps".
C'est dans ce même sillage qu'est intervenu également le retour massif de dirigeants du "polisario" à la mère patrie, un retour qui confirme d'ailleurs l'effritement des projets des séparatistes et l'hémorragie que connaissent les rangs de ce pseudo mouvement.
La proposition d'une autonomie dans les provinces du sud et la création du Corcas traduisent clairement la bonne volonté du Royaume de voir ce conflit artificiel, qui n'a que trop duré, se résoudre une fois pour toutes, afin de permettre à l'ensemble des pays de la région de se consacrer à l'édification du grand Maghreb en vue de faire face aux défis de la mondialisation à l'heure des grands regroupements régionaux.
Elles traduisent également la volonté du Maroc de trouver une solution politique négociée à la question du Sahara en accordant à ses provinces du sud une autonomie à même de permettre à leurs populations de gérer elles-mêmes leurs propres affaires régionales dans le cadre de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale du Royaume.
VISITES DE SM LE ROI MOHAMMED VI À L'ÉTRANGER DE JUILLET 2005 À JUILLET 2006
Au cours de la période allant de juillet 2005 à juillet 2006, SM le Roi Mohammed VI a effectué des visites au Niger, à Bahreïn, au Japon et en France et une tournée africaine en Gambie, au Congo, au Gabon et en République Démocratique du Congo (RDC), et participé, à la Mecque, en Arabie Saoudite, aux travaux du 3-ème sommet extraordinaire de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).
En voici une chronologie: 19-21 juillet 2005 -SM le Roi Mohammed VI effectue au Niger une visite qui fit suite à la décision royale d'apporter un soutien humanitaire d'urgence à ce pays.
Lors de cette visite, SM le Roi Mohammed VI, accompagné du président du Niger, M. Mamadou Tandja, s'est enquis, à Maradi, du travail qu'effectue une équipe opérant à l'hôpital militaire de campagne installé, sur hautes instructions du Souverain, par les Forces Armées Royales (FAR), pour faire face à la grave situation sanitaire affectant des millions de Nigériens du fait de la sévère famine qui sévissait dans ce pays.
24-25 novembre 2005 -SM le Roi Mohammed VI effectue une visite d'amitié à Bahreïn, marquée par des entretiens en tête-à -tête avec SM le Roi Hamad Ben Aïssa Al-Khalifa.
26-30 novembre 2005-SM le Roi Mohammed VI effectue une visite d'Etat au Japon (27-30 novembre) à l'invitation de Sa Majesté impériale Akihito, Empereur du Japon.
Cette visite a été marquée par un entretien au Palais impérial à Tokyo et par un dîner officiel offert par l'empereur en l'honneur de SM le Roi Mohammed VI.
Le Souverain a eu également un entretien avec le Premier ministre nippon, M. Junichiro Koizumi, et a co-présidé la cérémonie de signature de plusieurs accords de coopération.
SM le Roi a reçu plusieurs personnalités japonaises des milieux parlementaire, associatif et universitaire, venues rendre visite de courtoisie à Sa Majesté, ainsi que plusieurs personnalités marocaines et japonaises que le Souverain a décoré pour leur contribution au raffermissement des relations entre le Maroc et le Japon.
6-8 décembre 2005 -SM le Roi Mohammed VI participe, à La Mecque, en Arabie Saoudite, aux travaux du 3-ème sommet extraordinaire de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI - 7 et 8 décembre).
La participation de SM le Roi, président du Comité Al-Qods, a été marquée par le discours, à huis clos, dans lequel le Souverain a réitéré l'engagement du Maroc à soutenir constamment tout ce qui est de nature à étayer la solidarité islamique, à renforcer l'unité et la cohésion de la Oumma et à unifier ses pays dans le but d'assurer l'essor, le progrès et la grandeur du Monde islamique.
En marge du sommet, le souverain a eu des entretiens avec les présidents de Sierra Léone, de Gambie, de Mauritanie et du Sénégal et les chefs de gouvernement de Guinée-Conakry et du Niger.
8 décembre 2005 -SM le Roi Mohammed VI effectue une visite privée en France au cours de laquelle le Souverain s'est entretenu, en tête-à -tête à l'Elysée, avec le président Jacques Chirac, et a reçu le ministre d'Etat français, ministre de l'Intérieur, M. Nicolas Sarkozy.
19 février-1er mars 2006 SM le Roi Mohammed VI effectue une tournée africaine en Gambie, au Congo, au Gabon et en RD Congo.
La visite royale à Banjul (19-21 février) a été couronnée par la signature de plusieurs accords de coopération dans différents domaines : deux protocoles de coopération, l'un entre les ministères des affaires étrangères et l'autre entre les départements de la justice et des accords de coopération dans les domaines du tourisme, de l'agriculture, de l'eau, de la météorologie, de la santé et de la promotion et la protection des investissements.
Cette visite a été également marquée par la remise d'un don de matériel médical à l'Hôpital de Banjul et d'équipements de lutte contre le criquet pèlerin aux autorités gambiennes.
La visite royale au Congo (21-23 février) a été marquée par la signature, sous la co-présidence du Souverain et du Président Denis Sassou Nguessou, de quatre accords de coopération : une convention de jumelage et de coopération entre les centres hospitaliers universitaire (CHU) de Rabat et de Brazzaville et de trois accords de coopération dans les domaines de la pêche maritime, de la santé et de l'agropastoral.
Autre fait marquant de cette visite, le Souverain et le président Sassou Nguessou ont présidé, à Brazzaville, la cérémonie de lancement d'une action médicale initiée par le Maroc en faveur de la population de la capitale congolaise.
Au Gabon (23-27 février), le Souverain a effectué, en compagnie du ministre gabonais de la défense, M. Ali Bongo, une visite à l'hôpital d'instruction des armées "Omar Bongo Ondimba" à Libreville.
En République démocratique du Congo (RD Congo - 27 février-1er mars), la visite royale a été marquée par des entretiens, en tête-à -tête, avec le président Joseph Kabila.
SM le Roi et le Président Kabila ont présidé une cérémonie de signature de six accords de coopération bilatérale : un mémorandum d'entente sur les consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères, une convention de financement d'un projet de renforcement des capacités d'analyse des laboratoires de l'Office Congolais de Contrôle (OCC), financé par l'Agence marocaine de coopération internationale, deux protocoles d'accord dans les domaines de la pêche maritime et de l'agriculture, un accord de coopération industrielle et commerciale et un protocole d'accord de coopération dans le domaine de la santé.
SM le Roi a également procédé, en compagnie du Président Kabila, à la remise d'un don de médicaments et de matériel médical à la clinique Ngaliema de Kinshasa.
SOLLICITUDE ROYALE POUR FAIRE DU SPORT UN SECTEUR STRATÉGIQUE
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a perpétué la politique de son auguste père, Feu SM Hassan II, visant à faire du sport un secteur stratégique qui contribue au processus de développement socio-économique du Royaume.
En effet, et dès Son accession au Trône de Ses glorieux ancêtres, le Souverain a veillé au lancement du chantier de mise à niveau du sport, un secteur-clé qu'Il entoure de sa Haute sollicitude.
Fidèle à la voie tracée par Feu SM Hassan II, le Royaume a redoublé d'efforts pour concrétiser les aspirations d'un peuple passionné par le sport, qu'il ne perçoit plus comme un simple divertissement, conscient qu'il est de son apport et de ses nombreux bienfaits.
Sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, le sport a connu un essor louable pour dépasser le simple cadre de la pratique et de la participation aux différentes compétitions régionales, continentales et internationales.
Désormais, il est au centre de géants chantiers et projets de développement qui constituent des piliers de la politique et de l'économie.
Le Souverain a, dans ce sens, veillé à la préparation des conditions propices pour que le sport national soit entouré d'un environnement adéquat apte à lui permettre de relever les défis à l'aube du troisième millénaire.
Ainsi, en plus de la formation des athlètes, la politique sportive nationale s'est orientée vers la mise en place d'équipements et d'infrastructures qui répondent aux besoins de la jeunesse marocaine.
Grâce au soutien et aux orientations de Sa Majesté le Roi, le Maroc s'est attelé à la délicate tâche d'insuffler une nouvelle impulsion au sport et de renforcer ses infrastructures et équipements.
Cela devait passer par la construction de nouveaux complexes, stades et salles omnisports, mais également par la rénovation de ceux déjà existants, la finalité étant de doter les différentes régions du Royaume d'installations sportives dignes des compétitions continentales et internationales qu'abrite le Maroc.
Avec sérieux et abnégation, le dossier du sport est devenu une priorité et un choix stratégique, concrétisé par un programme gouvernemental qui vise à mettre en valeur les dimensions sociales et économiques du névralgique secteur sportif.
Ainsi, le sport est devenu de nos jours un vecteur de développement économique, un créneau prometteur pour les investissements et la création des postes d'emploi et une source de revenus pour des milliers de familles, en plus de son rôle dans le rayonnement du Royaume à l'échelle mondiale, à travers les performances de ses champions.
Soucieux de confirmer le rôle pionnier que le Maroc n'a cessé de jouer dans ce domaine et compte tenu de ses compétences et capacités en matière d'organisation, le Souverain a lancé le défi de la candidature du Royaume à l'organisation de la Coupe du Monde 2010 de football.
Un rêve qui, malheureusement, n'a pas pu se réaliser pour des raisons qui sont totalement étrangères au cadre sportif proprement dit.
En se portant candidat pour abriter les phases finales des éditions de 1994, 1998, 2006 et 2010 du Mondial, le Maroc a misé sur le développement global.
Dans la foulée, Sa Majesté le Roi a procédé à la pose de la première pierre du complexe sportif d'Agadir, et s'est enquis de près de l'état d'avancement des travaux de construction des nouveaux complexes de Marrakech, Tanger et d'Agadir que d'aucuns qualifient de véritables chef-d'oeuvres architecturaux.
Une dynamique qui démontre à tous la détermination du Royaume à honorer ses engagements.
Le Souverain a également procédé au lancement de plusieurs projets dont des espaces sportifs à Rabat et à Casablanca, la salle couverte de Chefchaouen et le complexe omnisports de Nador.
Le football national qui a acquis depuis belle lurette ses lettres de noblesse et qui représente dignement le continent africain, a été le premier à bénéficier de ce large programme de modernisation et de construction d'infrastructures sportives.
De même, Sa Majesté le Roi a toujours été le premier à féliciter les champions marocains qui signent des performances dans les compétitions internationales, hissant très haut les couleurs du Maroc.
Une sollicitude et une attention toute particulière qui ont permis au sport national d'entrer dans la cour des grands avec pour ambition d'inscrire le nom du Maroc dans les annales du sport international.

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